lundi 11 mars 2019

Bataille pâtissière 😊




"Il emprunta une rue adjacente qu’il espérait plus tranquille puis s’arrêta devant la vitrine d’une pâtisserie. Elle vibrait d’une organisation redoutable, en première ligne, une division de mignardises : macarons, financiers et cannelés, rangés par colonnes. Puis derrière, pour les appuyer, d’implacables cavaliers bavarois, épaulés d’éclairs et de religieuses. Surplombant cette armée, de colossales forêts noires dressaient, en direction des passants, des étendards de convoitises, tandis que les entremets claironnaient le succès désormais certain de cette infaillible stratégie. Happé par cette mise en scène, Elias songea à Julie, à sa passion pour la pâtisserie, à ses moments où avec Soren ils étaient les heureux cobayes de ses expérimentations culinaires. Entre ses mains, la générosité d’un fraisier ou la subtilité d’un fondant, devenait un symbole fort, porteur de messages gourmands et délicats. Julie n’avait pas son pareil pour sublimer le temps que lorsqu’elle faisait chanter leurs papilles."

 Extrait de mon manuscrit "l'Architecte" (troisième roman en cours d'écriture). 

J'attends vos réactions ! Et pour celles et ceux que cela a mis en appétit, je vous invite à découvrir (si ce n'est pas déjà fait) mes précédents romans : "Ténèbres" et "Les Locataires" . 😉

jeudi 14 juin 2018

De retour sur la Spirale.org

Exclusivité sur l'excellent site LaSpirale.org - Un Ezine pour les Mutants Digitaux et sous la bienveillance du maître des clefs Laurent Courau, découvrez les deux premiers chapitres de mon roman Les locataires. Une occasion pour celles et ceux qui ne l'ont pas encore lu de découvrir leur prochain voyage littéraire !





lundi 11 juin 2018

Le roman court est aussi un grand roman !



Le nombre de pages définit-il la qualité d’un roman ? Evidemment non ! Me direz-vous. Ce qui n’empêche pas que celui-ci fasse encore l’objet d’une certaine condescendance critique qui s’ergote généralement d’une somme de préjugés relevant que cette catégorie « pauvre » ne réclame pas de longs efforts de lecture. Ce qui est généralement le contraire !


Il est en effet plus facile de noyer une absence de style ou de travail littéraire sous une marée de dialogues insipides, un volume de descriptions inutiles, comme il est convenant d’enterrer son absence d’originalitésous un bloc de lieux communs et un canevas narratif déclinable ad nauseam. Je ne viserai personne, les ouvrages agrémentés d’une narration à rallonge fait de rebondissements à base de S.V. C (Sujet Verbe Complément) fleurissent suffisamment les présentoirs des lieux de consommationpour illustrer mon propos.

Bien au contraire, le roman court, par sa structure narrative dynamique rythmée couplée à une forte intensité émotionnelle, voir addictive, ne pardonne pas l’approximation, la faute, l’absence de style et la pauvreté du langage. Au même titre qu’une citation, il doit frapper le cœur et l’intellect. Décliner de nombreuses subtilités et débats.Car n’oublions pas qu’un bon roman, peu importe, sa longueur est une fiction de la condition humaine.

Aussi « Ténèbres », comme « Les locataires » sont des œuvres courtes, mais à l'élaboration complexe et durement travaillés pour être attractives, lisibles et durables. Je ne sauraisque trop vous conseiller de les lire si vous êtes amateurs d’émotions, de frissons et d’introspection.


 

 

 
 

vendredi 30 mars 2018

Manifeste pour le Fantastique


« A mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes. Vous ne trouvez pas, Monsieur, que la nuit est bien vide et d'un noir bien vulgaire depuis qu'elle n'a plus d'apparitions. On se dit : « Plus de fantastique, plus de croyances étranges, tout l'inexpliqué est explicable. Le surnaturel baisse comme un lac qu'un canal épuise ; la science, de jour en jour, recule les limites du merveilleux. »
La peur, Guy de Maupassant

 Des vertus de la Peur


Si le fantastique, cet étrange inconnu, génère chez nous un sentiment d’angoisse, il a également le don de nous inspirer, et, paradoxe merveilleux, si la peur éprouvée dans le réel nous prend à la gorge, transposée dans l’art, elle a le don de nous rassurer. Car affronter ses craintes dans un environnement sain et protecteur, nous procure un sentiment de contrôle. Plaisirs et frayeurs se mélangent alors dans une saine euphorie. Galvanisé par cette étrange allégresse, on accepte mieux ce qui nous échappe, on déterre les profondes racines de nos inquiétudes et côtoyons avec sérénité l’indicible.

Mais pourquoi aime-t-on avoir peur ?

On aime avoir peur par transposition, pour mieux appréhender la réalité. En expérimentant de manière sécurisée la part de douleur du monde à travers l’art, on se venge de l’absurdité de la vie et vivons des transformations symboliques exutoires.

Qu’est-ce que le fantastique au juste ?


 C’est une frontière entre le visible (réel) et le supposé (l’invisible), lorsque le voile de la réalité se déchire, il révèle le supposé aux regards incrédules. C’est l’ivresse avant la bascule, la peur avant le grand saut. C’est une confrontation.

A la différence du Merveilleux qui pose les codes du surnaturel comme établis pour réels, le fantastique est le médium du doute. Il peut être subjectif et se manifester à travers ses personnages quant à la perception de leur environnement, révélant une part refoulée de leur être. Comme il peut être un Etat, c'est-à-dire un univers intrusif, dont les codes ébranlent la normalité et les croyances des héros. D’ailleurs, se sont souvent ceux qui ne saisissent pas de ces nouvelles règles qui succombent les premiers, tels les adolescents d’Elm Street ou les enfants dans Ça… . Le fantastique impose donc au lecteur comme au héros, une part de résilience, sans laquelle il est impossible de s’y plonger pour les uns… et d’y survivre pour les autres.

Le fantastique est pourvoyeur de Mythologies

Parfois le genre devient cosmogonie tel le Mythe qui transcende le réel et s’impose comme un substitue de celui-ci. Chtulu, Le Monstre de Frankenstein, le vampirisme, Evil Dead, les zombies, les Cénobites… sont également des Mythes. Comme son homologue mythologique, le fantastique n’a pas d’autres desseins que la connaissance de soi. Il est le miroir des états. Sachant que le miroir est un élément récurrent dans les récits fantastiques (Alice à travers le miroir, Occulus…), il est à la fois une porte et le reflet d’un autre soi.

Le fantastique est le cousin artistique de la folie. 

L’univers du fantastique que ce soit dans ses représentations littéraires ou cinématographiques étant à
la lisière du réel, il est un exercice borderline et polysémique dans lequel se dissimule pléthore de sujets plus ou moins sulfureux. Dans ce royaume de la confusion, voir de l’intrusion, la folie figure parmi l’une des plus frémissantes illustrations. Parce qu’elle touche à l’intime, à la fragilité de notre psyché, elle génère une crispation, une frayeur sournoise et silencieuse. Il n’y a guère que les saints d’esprits qui la redoutent, mais elle reste à la portée de tous. Selon, Francisco de Goya « le sommeil de la raison produit des monstres » et le fantastique est le cousin artistique de la folie, dans la mesure où celui-ci épouse et met en scène une représentation du monde qui bascule selon un mode de pensée altéré. Dans le domaine de la littérature, Le Horla de Guy de Maupassant est un des paradigmes les plus éloquents de ce parallèle folie / fantastique et dans le genre cinématographique, nul n’est censé ignorer Shining de Stanley Kubrick (adapté du livre de Stephen King) dans lequel le réalisateur démontre avec maestria comment un processus créatif peut conduire à l’aliénation.

Vous l’aurez compris, le fantastique est un des rares médiums à offrir plusieurs grilles de lecture. L’aborder c’est expérimenter le courage d’affronter ce qui nous échappe.

lundi 29 janvier 2018


Excellente nouvelle ! Mon second roman "Les Locataires" sort début février sous la bienveillance de Laurence Schwalm directrice aux Editions Ex Aequo. https://www.facebook.com/editionsexaequo/



mercredi 27 novembre 2013

Critiques constructives

En balladant mon narcissisme sur le web, je suis tombé sur d'agréables commentaires de lecteurs et de bloggueurs passionnés. La critique pour celui qui la vit est un exercice parfois pénible, mais réllement formateur. D'une part cela force à l'humilité et d'autre part cela forge la volonté de travailler encore plus.

Alors merci à toutes ces plumes anonymes et pseudonymes de donner de leur temps à mon livre.


Une critique ne s'accompagne pas toujours d'éloges et peut parfois faire l'objet de certaines réserves, ce qui fut le cas avec certains libraires et lecteurs qui tout en m'encourageant à défendre mes histoires, mon style et mon univers, ont pu relever certaines maladresses pouvant gêner leur lecture (rupture de ton...). Cela m'a donc poussé à  repenser mon travail et éclairer mes choix stylistiques, car les ténèbres ont des choses à dire !

Pour Ténèbres, j'ai souhaité mélanger langage soutenu et langage courant. C'était une volonté de maintenir un aspect torturé tout au long de l'histoire, de plonger le récit dans une sorte de poésie morbide, pour par moment le faire remonter dans la vulgarité du monde moderne. Même si pour certain ces changements parfois brutaux amenaient à "briser" l'ambiance littéraire que je souhaitais installer, j'espère néanmoins avoir pu donner au genre une certaine qualité d'écriture autre que purement descriptive.

Pour l'humour, je me rend compte après coup que j'aurai du m'en passer. Je ne suis pas à l'aise avec l'humour... .

Dans Ténèbres, la nuit est un personnage, une lèpre qui ronge la ville et l'esprit des gens. J'ai beaucoup joué avec le champs lexical de la nuit et j'ai voulu lier cette obscurité avec des thématiques plus profondes. Pour moi les ténèbres représentent une entité abstraite, un message. C'est un voyage au coeur de la nuit, des secrets, de la lâcheté, du déni et de la solitude. L'oubli conduit aux ténèbres.

Bref, tout cela me permet de prendre du recul, de voir que tout est perfectible. Ecrire est un travail passionnant qui ne relève pas que du talent et cela peut être parfois douloureux.

Je travaille actuellement sur un nouveau livre, dans la même veine que la première histoire. Ce récit ne sera pas une nouvelle, de ce fait je vais pouvoir prendre le temps d'étoffer certains aspects narratifs et surtout me servir de vos conseils pour produire et me relire. Un immeuble, des locataires étranges, un chat qui parle et un concierge croquemitaine... . Je ne vous en dévoilerai pas plus.

Pour le reste, c'est à dire faire la promotion de son livre, le parcours d'un écrivain modeste relève vraiment de l'épreuve de force et l'on comprend vite qu'être édité ne fait pas tout. Il faut se heurter au mur de l'indifférence, celle des médias qui ne jurent que par le buzz et le copinage, celle de libraires qui ne souhaitent pas prendre de risques (quand ils ne paument pas l'exemplaire que nous leur avions confié, merci la FNAC Part Dieu). Et j'en passe. Ces déboires qui sont communs à beaucoup d'entre nous sont admirablement retrancrits dans l'excellent blog de Stoni que je recommande chaudement ici : le blog de Stoni

Alors il faut se battre, mettre en place le système D, se réjouir des échanges et des rencontres, postuler aux salons, mais surtout continuer à écrire. Parce qu'écrire fait partie de nous, parce que nous n'écrivons pas pour être célèbre, écrire est un acte solitaire, une prison, un asile, un jardin... et c'est vous lecteurs qui nous apportez un peu de lumière en venant nous rendre visite.

Au passage, un grand merci pour l'accueil, la lecture avisée et les conseils précieux de Julien de la librairie l'esprit livre, également chroniqueur cyclothymique (comme il aime se qualifier) sur le site un dernier livre avant la fin du monde.

mardi 26 novembre 2013

La spirale !



Depuis ma naissance en tant qu'auteur, une des plus belle rencontre fut celle de Laurent Courau, journaliste, cinéaste et globe trotter de l'étrange. Laurent m'a ainsi fait l'honneur de plonger sans masque ni tuba dans mon univers (mon roman pour ceux qui suivent).

Bilan, une interview passionnante et décomplexée et l'occasion de figurer à mon tour parmi les freaks du célèbre magazine La Spirale, webzine porte étendard de la contre-culture.


L'interview ici :  La spirale